Force de constater, les Français commencent enfin à se saisir du sujet ! L’Agence Nationale de l’Habitat a publié ses chiffres pour 2021, et le nombre de logements rénové pour éradiquer ce qu’on appelle «les passoires thermiques » n’avait jamais haut, mais pas que !

L’ANAH n’avait jamais autant aidé: plus de 750.000 logements rénovés en l’espace d’un an, c’est trois fois plus qu’il y a un an et tout cela en partie grâce à plus de 3 milliards d’euros d’aides, dont 2 pour le seul dispositif MaprimeRenov.

La rénovation des logements est enfin en train de décoller et l’aide de l’ANAH est visiblement déterminante dans la concrétisation des chantiers. Elle a généré l’an passé plus de 8 milliards d’euros de travaux et bénéficié en priorité aux ménages les plus modestes.

Plus que 3 ans avant que les logements énergivores ne soient interdits

Le gouvernement a décidé d’interdire à la location les logement classés G, F et E, et cela dès 2025 pour les logements G. F à partir de 2028 et E à compter de 2034.

Les étiquettes F et G, représentent aujourd’hui plus de 1,7 millions de logements loués dans le parc privé. En ajoutant les logements E, on atteint plus de 4,8 millions de logements. 5 millions de logements qui pourraient donc sortir du parc s’ils n’ont pas été rénovés d’ici 2034.

Le problème qui se pose: sortir un logement de l’état de passoire thermique coûte extrêmement cher, en moyenne 40 à 60.000 euros.

Beaucoup d’argent dépensés, mais pas encore suffisant

L’aide publique n’est pas suffisante aujourd’hui pour pouvoir tenir l’échéance de 2034 : 1,7 millions de F et G, 50.000 euros de travaux en moyenne. Il faudrait dépenser plusieurs centaines de milliards pour tenir l’échéance 2034.

On s’attend donc à voir beaucoup de propriétaires de passoires thermiques commencer à vendre les logements, faute de pouvoir les rénover. Le site de petites annonces Seloger, constate d’ailleurs une progression inédite des mises en vente de ces logements.

De nombreuses opportunités dans l’immobilier à venir

Il y aura forcément à la suite de cela un afflux d’offres à cause des travaux coûteux que tout le monde ne peut se permettre.

Pour certains, ce sera l’occasion d’acheter, de négocier les prix.

On peut commencer à voir que progressivement, les écarts de prix entre les biens plus performants et les passoires se creusent, avec des différences parfois spectaculaires en fonction des villes.

La plateforme “Seloger” nous dit par exemple qu’à Brest, un logement F se vend aujourd’hui 57% moins cher qu’un logement classé A. Une différence de 55% à Nîmes, 49% à Limoges ou encore 41% au Havre.

La valeur verte pèse de plus en plus lourd pour ces habitations, mais aussi pour les logements les plus performants. Sachez qu’un bien, classé A, coûte aujourd’hui 17% de plus qu’en 2020.

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Passoires thermiques: les Français rénovent de plus en plus leurs logements en 2021 – BFMTV.COM
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