Cela fait des jours que le gouvernement, appuyé par certains scientifiques, en parle. « Oui, le scénario du pire s’éloigne, la décrue a commencé », rassurait, le 17 janvier, le professeur Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l’Institut Pasteur et membre du conseil scientifique. Le bout du tunnel de cette cinquième vague de l’épidémie de Covid-19 commence enfin à se dévoiler. Confiant, l’exécutif annonce alors un calendrier de levée des restrictions : dès ce mercredi 2 février, les jauges et le port du masque en extérieur disparaissent ; et l’on pourra notamment retrouver les pistes de danse des boîtes de nuit dès le 16 février.

Le bout du tunnel était finalement un peu plus loin qu’anticipé. Le nombre de cas a continué d’augmenter, atteignant même, une semaine après la déclaration d’Arnaud Fontanet, le record absolu de 565 000 cas dépistés en une seule journée. Mais la tendance s’est enfin inversée sur la dernière semaine de janvier, le nombre de cas détectés en moyenne chaque jour ayant amorcé une décrue, pour la première fois depuis l’arrivée du variant Omicron avant les fêtes.

Décrue en soins critiques

Si la dynamique est réjouissante, le Covid-19 est encore loin d’être derrière nous, notamment parce qu’on compte toujours près de 340 000 cas par jour en moyenne. Même si l’on a passé le pic, ce sont plusieurs millions de Français qui ont encore le temps d’être contaminés pendant la descente.

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Le variant Omicron, bien plus contagieux que son prédécesseur Delta mais causant moins de formes graves, représente désormais 99 % des cas en France. Ainsi, malgré un nombre de contaminations au plus haut, la décrue a aussi commencé dans les services de soins critiques. Près de 3 700 personnes infectées par le Covid-19 y sont hospitalisées au 31 janvier, après avoir frôlé les 4 000 deux semaines plus tôt.

Les hospitalisations conventionnelles, en revanche, continuent de grimper. On compte 32 374 personnes infectées hospitalisées, soit 50 % de plus qu’au début du mois. Mais le nombre d’admissions quotidiennes a commencé à décroître. Des nouvelles données publiées par Santé publique France permettent également de constater qu’environ un tiers des admissions à l’hôpital avec Covid-19 sont en fait dues à des patients hospitalisés pour d’autres pathologies, mais qui portent le virus qui circule beaucoup dans la population. Une situation encore tendue pour les services de santé, qui va mettre du temps à se relâcher.

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Covid-19 : le pic des contaminations enfin dépassé – Le Point
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