Si vous êtes né(e) à la fin des années 80, vous avez grandi avec M6 Kid, émission du mercredi après-midi sur M6, qui nous passait des dessins animés qui n’appartenaient qu’à elle. Petit retour en enfance.


Ace Ventura, détective chiens et chats

La même année que le film Ace Ventura en Afrique au cinéma, CBS lance aux Etats-Unis le dessin animé Ace Ventura, détective chiens et chats, basé sur le personnage interprété par Jim Carrey dans deux longs métrages sortis en 1994 et 1995. En France, elle est diffusée à partir de la rentrée 1997.

La bonne nouvelle, c’est qu’Emmanuel Curtil, qui double en français la voix de Jim Carrey assure celle du dessin animé, ce qui permet aux jeunes spectateurs de retrouver la même voix que celle des films. Et ce, alors même qu’en version originale, ce n’est pas celle de Jim Carrey, mais celle de Michael Daingerfield (oui, Darkseid dans Smallville).

La série est construite sur une enquête d’Ace Ventura par épisode, dont le méchant est souvent la redoutable Atrocia Odora, sorte de Cruella aux traits tirés et l’air maladif. Evidemment, Ace s’en sort toujours en faisant n’importe quoi, la plupart du temps en chantant, bref, le personnage est bien aussi décalé que celui des films ! 

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Archie, mystères et compagnie

Pour commencer, même si nous ne le savions pas forcément à l’époque du visionnage, oui, il s’agit bien du Archie de Riverdale ! Une rupture spatio-temporelle ouvre la petite ville américaine à l’arrivée de créatures venues d’autres mondes ! Archie et ses amis Betty, Veronica et Reggie sont les seuls à pouvoir les voir !

Ce qui fonctionne vraiment dans Archie, mystères et compagnie, ce sont les différentes ambiances permises par la série grâce à la diversité des monstres pouvant débarquer à Riverdale. On oscille donc selon l’épisode entre une ambiance horrifique, celle d’une maison hantée, d’un cirque perverti, etc. Le tout avec une petite bande le plus souvent unie que l’on a plaisir à retrouver. Que demander de plus ?

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Creepy Crawlers

“C’est par une nuit étrange, que tout est arrivé !” Christophe renverse par erreur une boîte contenant un liquide gluant et libère des insectes géants adeptes du combat sous toutes ses formes et doués de parole : les Creepy Crawlers.

Toute ressemblance avec les Tortues ninja ne serait pas un hasard, puisque le principe est le même dans les deux séries, sauf que le méchant ne s’appelle pas Shredder mais Maxicrasse. Et si les Creepy Crawlers sont des boîtes de jeux nées en 1964 bien avant les Tortues, l’histoire de leur série animée est bien une copie de celle des mutants ninjas des égouts.

Une fois que l’on a dit cela, la série réussit à donner une personnalité attachante à chacun des Creepy Crawlers, certains évoluent même au sein de la série. La façon dont Christophe se retrouve à gérer tout ce petit monde donne aussi lieu à des situations amusantes et bon enfant. Les méchants quant à eux étaient assez flippants, en particulier ce squelette vert doté d’un chapeau à mâchoire et que l’on apercevait dans le générique :

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Diabolik, sur les traces de la panthère

Le dessin animé est adapté du film Danger : Diabolik, lui-même tiré du comics italien d’Angela et Luciana Giussani. Comme un Arsène Lupin ou un Fantômas, Diabolik est un cambrioleur qui se distingue visuellement car il porte une cagoule ne dévoilant que ses yeux.

Dans le dessin animé, Diabollik, aidé d’Eva et de toutes sortes de gadgets de son invention, affronte un à un les membres de la Confrérie, une organisation criminelle. C’est avant tout une série d’action, et nous en avons pour notre argent, car la série regorge de cascades en tout genre, très bien animées et montées.

La série pêchait un peu par ses intrigues, souvent complexes et expédiées par quelques lignes de dialogue afin que le rythme soit toujours hyper soutenu. On en sortait scotchés et aussi un peu épuisés, mais ça valait le coup !

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Draculito, mon saigneur

Le fils ainé du célèbre comte Dracula, âgé d’une dizaine d’années, vit de folles aventures au sein de sa famille de vampires. Aidé par Handy, une main animée, et Lapin Garou, un cyclope lycanthrope lapin, Draculito alias Little Drac passe par les grandes étapes de l’enfance mais dans une ambiance toute particulière, en contrant notamment le redoutable Gousse d’ail, qui souhaite détruire la lignée des buveurs de sang.

La série a un ton très léger et aborde avec habileté les différentes questions du passage de l’enfance au début de l’adolescence, en les teintant du contexte très particulier de la série, car Draculito n’a pas forcément l’enfance de tout le monde ! Sa famille est d’ailleurs très inspirée par celle de la Famille Addams, les parents sont donc en terrain connu.

A la revoir, la série est tout de même à montrer à des yeux avertis (7-8 ans) à cause de l’ambiance “frissons” parfois présente dans la série, et chaque parent jugera si le personnage d’Igor, qui maltraite le zombi Victime de toutes les façons possibles dans chacun des épisodes est un exemple à donner aux enfants.

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Gadget Boy

Diffusée pour la première fois en 1995, Gadget Boy est une coproduction entre les Etats-Unis et la France largement inspirée de l’Inspecteur Gadget. Avec son chien G9 et son amie Estelle, le petit Gadget va utiliser tous les implants bioniques à sa disposition pour contrer les plans de différentes menaces, dont la redoutable Arachna, qui souhaite dominer le monde.

Même si les aficionados d’M6 Kid n’en ont jamais rien su, en réalité Gadget Boy c’est deux séries. La première, Gadget Boy, se passe à l’époque contemporaine, la seconde voit le petit héros voyager dans le temps et rencontrer les grandes figures de l’Histoire. Lors de sa diffusion française, les épisodes ont été mélangés comme s’il s’agissait d’une seule et même série.

Tous les gags et éléments récurrents de la série Inspecteur Gadget sont repris pour un nouveau public, jusqu’à reprendre l’idée du personnage de “Patron”, qui confie les missions, cher à la série. A noter que si Luq Hamet a doublé Gadget Boy sur quelques épisodes, on reconnaîtra surtout la voix d’Elie Semoun dans le rôle-titre, et celle de Roger Carel pour celui du patron.

La Famille Delajungle

Série un peu plus tardive, qu’M6 Kid a passée à la fin des années 90, La Famille Delajungle a un thème plutôt original : une famille voyage à travers le monde à travers un van. Eliza, 12 ans, obtient d’un chaman le don de parler aux animaux. En revanche, elle ne peut en parler à personne sous peine de voir son pouvoir disparaître…

Série écolo avant l’heure, La Famille Delajungle sensibilise les enfants aux espèces en voie d’extinction ou encore à la déforestation et fait figure de série “engagée”. Elle n’en oublie cependant pas d’être divertissante, et cet intéressant mélange obtiendra d’ailleurs un franc succès (9 saisons).

Un film verra même le jour, puis un film crossover avec une autre série, Les Razmoket (diffusée en France sur Canal+ puis France 3), et un téléfilm revenant sur les origines de Donnie, l’enfant sauvage adapté par la famille Delajungle.

Iznogoud

Adaptée de la célèbre BD française de René Goscinny et Jean Tabary des années 60 et 70, Iznogoud est créée par le studio Rainbow, à qui l’on doit la série Iron Man de 94 ou Les Aventures de Sonic en 93. Elle respecte à la lettre l’intrigue de la bande-dessinée, à savoir les redoutables tentatives du vizir Iznogoud pour se débarrasser du calife Haroun El Poussah et devenir ainsi “calife à la place du calife”.

Sur le modèle de Bip-Bip et Coyote, chaque épisode est dédié à la façon dont Iznogoud échafaude les meilleurs plans du monde et dont les rouages vont gripper de sa propre faute, celle de son homme à tout faire Dilat Laraht ou par l’inconscience et la chance insolente du calife. Et comme pour Bip-Bip et le Coyote, on ne s’en lasse pas !

A noter que les voix sont assurées par des pointures comme Gérard Hernandez (Iznogoud), Pierre Hatet (le calife), Henri Guybet (Dilat Laraht) et Bernard Tiphaine pour les autres personnages.

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The Mask

Nouvelle adaptation d’un film avec Jim Carrey en dessin animé après Ace Ventura ! Cette fois c’est The Mask qui devient une série d’animation. Le principe est le même que celui du film et raconte les aventures de Stanley Ipkiss depuis qu’il a découvert un masque magique lui permettant de donner vie à un personnage au crâne vert complètement barré.

La série permet à l’univers du film de s’étendre largement, puisque ses antagonistes disparaissent au profit de méchants inédits dont Septimus Pretorius, son serviteur muet Walter (très inspiré de la créature de Frankenstein), mais aussi le duo Flastoche et Poiskaille, le docteur Amelia Chronos ou Gorgonzola, la reine-gruyère, divinité oubliée d’une lointaine civilisation et changeant tout en fromage.

The Mask, la série animée pousse donc plus loin les curseurs du fantastique en créant un monde à part dépassant le simple cadre du masque magique. A réserver aux fans du personnage principal cependant, car il prend tout de même beaucoup de place. On aime ou on déteste !

A noter que la série fait un crossover avec la série Ace Ventura citée plus haut pour ses épisodes 54 et 55.

Men In Black

Un an après la sortie de Men In Black (1997) sur les écrans français, M6 Kid diffuse un dessin animé éponyme où l’on retrouve les agents J et K vaguement modélisés sur les Will Smith et Tommy Lee Jones du film. On retrouve également avec bonheur leurs voix habituelles du cinéma : Claude Giraud (Jones) et Greg Germain (Smith).

Cela brouille cependant les pistes, puisque la série est censée être déconnectée des longs métrages et pourtant, ce sont bien les voix des personnages des films que l’on entend. La série est en tout cas tout ce qu’on attend d’une série Men In Black puisque les agents y combattent des aliens parfois très impressionnants à grands renforts d’armes laser.

Les enquêtes sont bien troussées et contrairement à beaucoup de dessins animés adaptés de films, cette série se maintiendra durant quatre saisons, se terminant quelques mois avant la sortie de MIIB au cinéma.

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Le Monde fou de Tex Avery

Pour être fou, ce monde était fou ! Le Monde fou de Tex Avery fait partie de ces curiosités dont on ne s’est toujours pas remis, au fond de nous. Enfants déjà, on pouvait se demander quel cerveau étrange avait pu faire naître cette série aux personnages pas du tout esthétiques, vivant des aventures comiques et parfois surréalistes.

On y retrouve beaucoup de personnages : Freddie la mouche perturbant la vie d’une milliardaire, Pile-poil le super-héros canin, Einstone l’homme des cavernes, Genghis et Kannie (un lion et un panda), Tex Avery le cowboy, Maurice et Moutch (sorte de Titi et Grosminet avec un dindon et un renard) et Phil Pompei (rescapé de Pompéi réveillé à notre époque).

Les épisodes sont assez inégaux, mais les plus marquants sont ceux de Tex et de Freddie, avec des gags qui pour certains n’auraient pas choqué dans une série destinée à un public plus âgé que celui des enfants. La conséquence directe est que pour les enfants eux-mêmes, la série pouvait parfois être assez déconcertante.

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Sacrés Dragons

Passée un peu plus inaperçue car uniquement diffusée entre 1997 et 2000, Sacrés Dragons est une parodie du mythe arthurien dans lequel les héros sont des dragons. Le roi s’appelle Chalumeau, la reine Grilletout et la table de ses chevaliers est carrée. Rien qu’avec ces faits en tête, on sait que l’on se trouve devant une parodie réussie.

Et pour cause, car la série est co-signée par Terry Jones des Monty Python, qui des années après Sacré Graal revient à l’histoire de la Table ronde pour la moquer une nouvelle fois. Les doubleurs font un effort pour respecter un langage vaguement ancien, le tout avec un ton léger parfait pour les enfants, mais aussi les plus grands.

A redécouvrir sans modération !

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M6 Kid : 10 dessins animés de cette émission de notre enfance – AlloCiné
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