Direct Montagne. Dans le Parc du Vercors, on se prépare à une surfréquentation cet été – Le Dauphiné Libéré


Suivez ici, tout au long de la semaine, l’actualité liée à nos montagnes.

L’été 2021 a été une période de tension pour le massif du Vercors qui a dû faire face à un afflux touristique important. Entre sportifs en quête de hauteurs, voyageurs à la journée, feux interdits et pics de fréquentation aux entrées de la réserve naturelle, les services du Parc naturel régional et les communes ont dû apporter des réponses pour protéger les zones sensibles, riches en biodiversité.

Certains accès aux cols ont par exemple été fermés temporairement, comme à la Molière-Sornin (à Autrans-Méaudre en Vercors). Mathieu Rocheblave, responsable du service tourisme et accueil des publics au sein du Parc, explique comment les acteurs clés du territoire anticipent l’été 2022.

Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies.

En cliquant sur « J’accepte », les cookies seront déposés et vous pourrez visualiser le contenu.

En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment.
Gérer mes choix

Les mesures ont lieu chaque année au glacier Blanc. Elles sont menées par le Parc national des Écrins et l’Inrae. Cette année, elles révèlent une accumulation de neige nettement inférieure à l’année dernière : moins 2 mètres. Photo Le DL /Julien CHARRON/PNE Les mesures ont lieu chaque année au glacier Blanc. Elles sont menées par le Parc national des Écrins et l’Inrae. Cette année, elles révèlent une accumulation de neige nettement inférieure à l’année dernière : moins 2 mètres. Photo Le DL /Julien CHARRON/PNE
Les mesures ont lieu chaque année au glacier Blanc. Elles sont menées par le Parc national des Écrins et l’Inrae. Cette année, elles révèlent une accumulation de neige nettement inférieure à l’année dernière : moins 2 mètres. Photo Le DL /Julien CHARRON/PNE

Hautes-Alpes : le glacier Blanc a connu son plus faible enneigement depuis l’an 2000

Depuis le front du glacier, jusqu’à 3700 mètres d’altitude, le constat est le même : 2 mètres de neige de moins que l’hiver dernier. Comme chaque année, des mesures d’accumulation ont été effectuées, en mai, par le Parc national des Écrins et l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement).

Dans la face nord, ils ont constaté entre 3,5 et 5 mètres de neige cumulée selon les balises, contre entre 6 et 8 mètres les années précédentes.

Aujourd’hui, le glacier ne ressemble pas à celui d’un mois de juin.

À lire : Hautes-Alpes : le glacier Blanc a connu son plus faible enneigement depuis l’an 2000

La Haute montagne, comme l’Aiguille de la Grande Sassière permet à Véronique de s’acclimater à l’altitude. Photos Serge LONG/Véronique MICHEL La Haute montagne, comme l’Aiguille de la Grande Sassière permet à Véronique de s’acclimater à l’altitude. Photos Serge LONG/Véronique MICHEL
La Haute montagne, comme l’Aiguille de la Grande Sassière permet à Véronique de s’acclimater à l’altitude. Photos Serge LONG/Véronique MICHEL

Une Vauclusienne grimpe le mont Blanc pour défier le cancer

Véronique Michel a 47 ans, elle a deux enfants, vit à Velleron dans le Vaucluse et dirige une entreprise de communication au Thor.

En septembre 2019, on lui diagnostique un cancer du sein (grade 3 – triple négatif). S’ensuivent les chimiothérapies (16), une opération mi-mars 2020 et une radiothérapie juin et juillet 2020.

Véronique Michel ne se laisse pas abattre, veut préserver sa vie active, son entreprise, sa famille. Le sport, qu’elle affectionne, va l’aider. Et lui donner une idée. Pour garder le moral et rester bien vivante, elle se projette alors ce défi un peu fou : l’ascension du mont Blanc, du Ce sera pour les 20 au 22 juin. Une manière aussi pour elle de donner de l’espoir à toutes les femmes atteintes d’un cancer du sein.

À lire : Une Vauclusienne grimpe le mont Blanc pour défier le cancer

La petite station est lourdement déficitaire… Archives photo Le DL /A.R. La petite station est lourdement déficitaire… Archives photo Le DL /A.R.
La petite station est lourdement déficitaire… Archives photo Le DL /A.R.

Haute-Savoie : la petite station de La Sambuy menacée de fermeture

Nichée au bout du lac d’Annecy, sur les hauteurs de Faverges-Seythenex, la station de La Sambuy, en déficit chronique, voit son avenir menacé. Cinq scénarios sont envisagés, du “tout ski” à la fermeture totale. Le maire penche pour une solution intermédiaire.

« Il n’a jamais été question de fermer La Sambuy, mais il a toujours été clair depuis le début du mandat qu’il fallait apporter une réponse structurelle à cette situation de déficit d’exploitation qui perdure depuis très longtemps », expliquait Jacques Dalex mercredi dernier, à l’issue d’un conseil municipal privé.

Un domaine cher à la mémoire collective, à en juger par la petite foule de 300 personnes réunies devant la mairie, pour manifester leur attachement à La Sambuy.

À lire : Haute-Savoie : la petite station de La Sambuy menacée de fermeture

À lire aussi : L’avenir de la station de ski de la Sambuy fait réagir les élus de la minorité

Environ 60 % des skieurs d’été sont des membres de club qui s’entraînent. Photo Le DL /Emeline DEVAUCHELLE Environ 60 % des skieurs d’été sont des membres de club qui s’entraînent. Photo Le DL /Emeline DEVAUCHELLE
Environ 60 % des skieurs d’été sont des membres de club qui s’entraînent. Photo Le DL /Emeline DEVAUCHELLE

Tignes : à la rencontre des skieurs estivaux

À 9h30 bien tassés, samedi 18 juin, au pied du funiculaire de la Grande Motte, il est déjà presque trop tard pour les puristes du ski de s’élancer sur les pistes du glacier de Tignes. Plus de 280 personnes ont répondu présent, pour lancer la saison du seul glacier de Savoie à ouvrir cet été.

Seul Jean-Pierre, arrivé de Bandol (Var) la veille au milieu de la nuit, s’étire en attendant le prochain wagon. « La dernière fois que je suis venu en juin date de 1998 », relève le sexagénaire qui s’attend à un « choc ». Entre le faible enneigement de l’hiver, les températures élevées du printemps que la canicule des derniers jours a surpassé, naturellement ce ne sont pas les conditions du siècle qu’offre le domaine. En tout cas, pas dans le bon sens du terme.

Peu importe, le sudiste considère le ski comme une « philosophie ». « Je n’ai pas eu ma dose cet hiver. »

À lire : Glacier de la Grande Motte : pourquoi ils skient l’été ?

À voir : Ouverture du glacier de Tignes : les inconditionnels du ski répondent à l‘appel du 18 juin

Environ 60 % des skieurs d’été sont des membres de club qui s’entraînent. Photo Le DL /Emeline DEVAUCHELLE Environ 60 % des skieurs d’été sont des membres de club qui s’entraînent. Photo Le DL /Emeline DEVAUCHELLE
Environ 60 % des skieurs d’été sont des membres de club qui s’entraînent. Photo Le DL /Emeline DEVAUCHELLE

“Super Frenchie” s’est envolé depuis l’aiguille du Goûter

« Quand je la regardais, c’était un rêve. Maintenant, c’est un souvenir. » Âgé seulement de 18 mois, Matthias Giraud a glissé pour la première fois sur des skis à Saint-Gervais, au pied du mont Blanc. À l’école de ski, pendant des années, il voyait tous les jours l’imposante aiguille du Goûter sur sa face ouest.

Le temps a passé et le skieur professionnel en base jump a de nouveau réalisé une première, samedi 11 juin. Sauter à ski depuis l’aiguille pour atterrir finalement en parachute, en dessous du refuge du même nom.

À lire : “Super Frenchie” s’est envolé depuis l’aiguille du Goûter

Une température de 10,4 °C a été enregistrée à proximité du sommet du mont Blanc au col Major (4 750 m) à 14 h ce samedi 18 juin. Photo Le DL /B.S. Une température de 10,4 °C a été enregistrée à proximité du sommet du mont Blanc au col Major (4 750 m) à 14 h ce samedi 18 juin. Photo Le DL /B.S.
Une température de 10,4 °C a été enregistrée à proximité du sommet du mont Blanc au col Major (4 750 m) à 14 h ce samedi 18 juin. Photo Le DL /B.S.

Mont Blanc : record de température au sommet

La canicule laissait penser à certains qu’un record de température pouvait être battu sur le toit des Alpes. Ils voyaient juste.

Samedi 18 juin à 14 h, la station météorologique italienne installée au col Major (4 750 m), tout près du sommet du mont Blanc a enregistré la température de 10.4 degrés Celsius. Une valeur plus qu’exceptionnelle pour une telle altitude. Le précédent record de cette station météo gérée par l’agence régionale de la protection de l’environnement du Val d’Aoste était de 6,8 °C. Une température recensée en juin 2019 inférieure de 3,6 °C à celle de samedi. L’air surchauffé générant des courants ascendants phénoménaux avait d’ailleurs à l’époque permis à 150 parapentistes de se poser au sommet.

« Dans le même temps, le mois de juin est celui où l‘ensoleillement des faces nord est maximal. La haute montagne ne va pas apprécier cet énorme afflux de chaleur, qui plus est si tôt dans la saison », prévient le géomorphologue Ludovic Ravanel du CNRS. Le spécialiste chamoniard de l’impact du changement climatique en montagne peine encore à croire en ces températures qui poussaient samedi certains alpinistes à terminer l’ascension de la plus haute montagne de l’Europe occidentale en tee-shirt.

Le domaine skiable du glacier de Tignes comporte 20 km de pistes et est censé rester ouvert jusqu’au 31 juillet. Rien n’est moins sûr… Photo Andy PARANT Le domaine skiable du glacier de Tignes comporte 20 km de pistes et est censé rester ouvert jusqu’au 31 juillet. Rien n’est moins sûr… Photo Andy PARANT
Le domaine skiable du glacier de Tignes comporte 20 km de pistes et est censé rester ouvert jusqu’au 31 juillet. Rien n’est moins sûr… Photo Andy PARANT

Le ski d’été, chronique d’une mort annoncée, entre canicules et manque de neige…

À l’heure où la France essuie l’une des canicules les plus précoces de son histoire, il y a une part d’incongruité à parler de ski et de neige. Deux thématiques pourtant au cœur de l’actualité savoyarde car la saison de ski d’été sur le glacier de la Grande Motte, à Tignes a été lancé samedi 18 juin. Celle-ci a pourtant bien failli ne jamais voir le jour, dans la lignée de la non-ouverture du glacier du Pissaillas chez les voisins de Val d’Isère.

Le ski d’été a connu sa période de gloire entre les années 70-80. Pourtant, déjà, la menace planait. L’été torride de 1976 était passé par là, et avec lui une première grosse frayeur pour les acteurs de la montagne. Ce n’était qu’un avant-goût. Dernière arrivée dans la liste, La Plagne sera, paradoxalement, l’une des premières stations après Val Thorens (2001) à arrêter les frais, en 2005, faute d’enneigement.

À lire : Le ski d’été, chronique d’une mort annoncée, entre canicules et manque de neige…

À lire aussi : Le glacier du Pissaillas fermé, un cas d’école

À écouter : Réchauffement climatique : « le glacier de Tignes pourrait avoir disparu d’ici 2060, dans le pire des scénarios »

Une pelle mécanique araignée a été utilisée pour élargir le déversoir. Photo Le DL /S.V. Une pelle mécanique araignée a été utilisée pour élargir le déversoir. Photo Le DL /S.V.
Une pelle mécanique araignée a été utilisée pour élargir le déversoir. Photo Le DL /S.V.

Chamonix : le niveau du lac glaciaire des Bossons abaissé de deux mètres

Non, le lac glaciaire des Bossons n’est pas vidangé. L’image d’une pelle mécanique à 1 700 mètres d’altitude en face nord du mont Blanc est toujours une source d’inquiétude et de spéculation. Elle a été utilisée pour creuser et agrandir le déversoir naturel du lac glaciaire. Pourtant, le bruit a couru en vallée de Chamonix que la municipalité voulait supprimer ce lac glaciaire né en 2018, au pied de la plus grande cascade glaciaire d’Europe.

Il faut dire que le site est une curiosité, un nouveau but de randonnée pour peu que l’on ait le pied sûr. Car l’accès est escarpé. Les marcheurs s’engagent sur cet itinéraire à leurs risques et périls, le sentier n’étant pas officiellement balisé car soumis aux risques naturels. Alors l’idée même de toucher à ce site naturel rebute plus d’un randonneur.

À lire : Chamonix : le niveau du lac glaciaire des Bossons abaissé de deux mètres

À voir : Pourquoi une pelleteuse au lac glaciaire des Bossons ?

Source Google News – Cliquez pour lire l’article original

Laisser un commentaire